16.06.2007

Critique : A l'intérieur

74c95795f61128b43e13a961b9c11c37.jpgIl me semble qu'il faut le dire, avoir interdit Saw 3 aux moins de 18 ans et avoir laissé A l'intérieur interdit aux seuls moins de 16 ans fait parti des choses que je ne peux pas comprendre. Saw 3 était certes horrible mais conservait un arrière gout de pop-corn fort délectable susceptible de faire passer la pilule aux plus jeunes. A l'inverse, A l'intérieur n'est rien d'autre qu'un déferlement de violence sourde et sanguinolante.

Ce film a une histoire simple, une jeune mère est harcelée la veille de Noël par une inconnue. Le tout est pretexte à la plus furieuse des barbaries cinématographiques jamais produite en France.

Personnelement, ce que j'aime dans un film d'épouvante ou un film de zombies, c'est le coté "impossible du scénario" et voir des monstres se prendre une balle en pleine tête aussi gore que soit la scène m'arrachera un eclat de rire (L'armée des morts, Le territoire des morts, 28 jours plus tard, La Colline à des Yeux ou Saw sont dans ce filon). Un film plus trash comme Hostel peut encore passer mais vraiment, je ne peux comprendre des films comme A l'intérieur.

Alors bien sur, niveau émotions, on est servi. Le film provoque le dégout et plonge le spectateur dans un état vomitif, mais franchement il n'y a aucun intérêt à cela. Au dela même on peut se poser la question sur le coté malsain d'un tel film dont des passages n'ont rien à envier aux éxécutions sommaires d'Al-Qaida. D'ailleurs, ces dernières sont moins gerbantes qu'A l'Intérieur.

Il n'en demeure pas moins que les actrices sont parfaites et que les réalisateurs sont promis à un avenir radieux vu leur qualités qui ne manqueront pas de séduire certaines personnes.

15.06.2007

Critique : Shrek 3

799d505a90c1df00c1213af07aacfcdf.jpgIl me semble que je deviens aigri. A moins que ce ne soit les films qui sortent actuellement qui sont d'une affligeante nullité. Je retiendrai la seconde option.

Que dire sur cette cyclonique bouse ? A peu près pareil que ce que j'aurai du dire sur Pirates des Caraïbes : Jusqu'au bout du monde : qu'on a pas le droit de gacher pareillement une série avec un opus si minable. Le compositeur, Harry Gregson Williams lui-même signe une bande originale d'une indigence rare.

Il n'y a que peu de choses à sauver dans Shrek 3 à part quelques dialogues et l'animation. D'ailleurs, que peut on espérer d'un film dont l'affiche française est barrée d'un argument commercial pour attirer le client "avec la voix d'Alain Chabat" ? Pas grand chose. Quand le staff du film en est réduit à ce genre d'arguments c'est que le producteur craint l'échec lamentable.

Je vais arréter ma critique ici. De toutes façons, je n'ai rien d'autre à dire étant donné que j'ai dormi la moitié du film.

13.06.2007

Critique : Boulevard de la Mort

27d8c39ca2bd6b1dca33c128e3660ac7.jpgUne longue campagne n'aidant pas à tenir à jour ce journal, je ne reviens qu'aujourd'hui pour critiquer les dernières sorties cinémas et je commence avec Boulevard de la Mort, film de Quentin Tarantino, réalisateur culte que j'apprécie tout particulièrement.

Ce n'est pas parce qu'on aime un réalisateur qu'il faut manquer de discernement et la, force est de constater que Tarantino ne nous livre qu'une banale resucée de ces films précédents. Certes nous ne voyons pas en Europe le film tel que les américains l'ont vu (le film, Death Proof, n'est le premier segment d'un film le dexième étant Planet Terror de Robert Rodriguez, le tout formant un diptyque intitulé Grindhouse censé rendre hommage aux cinémas américains dans lesquels le spectateur venait regarder les films en voiture) mais cela importe finalement peu tant les deux segments sont distincts.

Boulevard de la Mort est donc un espèce d'OVNI folklorique qui se nourrit de la propre filmographie de Tarantino qui ne fait de références qu'a lui même (Son n°1, Kahuna Burger, la musique Twisted Nerve, la couleur jaune de Kill Bill...) et qui utilise des procédés prétentieux jusqu'a l'excès comme le grain de la pellicule. Cela est très sympathique, mais lassant. Le scénario étant inexistant et cela étant apprement assumé, il faut s'en remettre aux dialogues, magistraux comme à l'accoutumé avec Tarantino et à certaines scènes surréalistes (Voir Kurt Russel hurler comme un gamin est absolument génial, on est loin du mythe) pour passer un bon moment.

La BO n'est à mon sens absolument pas à la hauteur des films précédents. Le tout forme finalement un puzzle assez sympathique mais reste un ton en dessous de Kill Bill. Dommage, dans le désert cinématographique que constitue l'année 2007, j'attendais avec impatience de voir enfin un film jubilatoire, je ne fut qu'a moitié satirsfait de l'expérience.

08.05.2007

Critique : Spiderman 3

medium_18754166.jpgCe film, c'est le film de tous les superlatifs. Avec Spiderman 3, vous avez messieurs dames le film le plus cher de l'histoire du cinéma, vous avez plus de super héros (quatre rien que dans ce film), plus de bagarres pleines d'effets spéciaux, plus de filles qui crient en tenues sexy, plus de bannières étoilées, plus de dialogues américains et plus de bons sentiments qui sentent une bonne odeur.

En fait, Spiderman 3 au dela de l'histoire que les scénaristes ont cousu d'une main de maitre avec des fils de mauvaises qualités (comment raconter l'inverse du 2 pour donner une cohérence au film avec l'homme des sables), c'est juste une accumulation de faits et de techniques cinématographique. C'est baroque, ça part dans tous les sens et ca en devient vulgaire. C'est brouillon et c'est raté. Ce film c'est un peu comme une dissertation d'un élève de terminal en français qui met toutes les figures de styles possibles et imaginables dans son récit pour avoir la meilleur note et qui est déçu en voyant l'appréciation du professeur.

C'est dommage, parce que l'on passe un bon moment, même si le film est long. C'est regrettable dans la mesure ou si le premier était du même niveau, le deuxième était lui vértiablement très bon et faisait augurer un résultat bien meilleur que ce que nous donne Sam Raimi sur ce coup.

Je vous met la bande annonce à tout hasard. Elle est assez symbolique du film, y'a beaucoup d'effets spéciaux et d'action avec la pointe d'émotion qui convient aux films qui coutent une somme astronomique.

24.04.2007

Critique : Sunshine

medium_18750987.jpgCe film je n'en pouvais plus de l'attendre et pour diverses raisons dotn la campagne électorale, j'ai du patienter presque deux semaines après sa sortie pour le voir.

Je n'ai pas été déçu par la qualité de l'oeuvre et encore moins par Danny Boyle plus eclectique que jamais et qui décidemment sait jongler avec les styles tel un virtuose après Millions et 28 jours plus tard. Sunshine est un film de science fiction, je dirai même que c'est sans doute le film de science fiction de l'année, tanguant entre Alien, 2001 l'Odyssée de l'espace et Solaris, Sunshine s'impose selon moi comme un film qu'on oubliera sans doute pas.

Le sujet du film est simple, le soleil se meurt, il faut faire péter une bombe à l'intérieur pour le rallumer. Ce pretexte sert à créer un huis clos pesant entre les protagonistes, tous remarquablement joués par un casting international allant de Cillian Murphy (28 jours plus tard) à Rose Byrne (Troie) en passant par Michele Yeoh. Entre chaud extreme et froid total, s'installe une tension rare que le cinéaste reproduit parfaitement à l'ecran.

Le film est vraiment bon, la mise en scène est convaincante sans jamais être tappe à l'oeil tout en étant à son extrême limite. Le plus beau est sans doute l'esthétique du film qui ressemble vraiment à Solaris, c'est visuellement plus qu'impressionant tant l'image est parfois froide, parfois chaude mais toujours belle. Autre point fort du film, sa bande originale, qu'on croirait directement sortie d'un des premiers albums de Vangélis (Albédo 0.39) et qui contribue à verser le spectateur dans une espèce de trance psyéchédélique ou fur et à mesure que le vaisseau se rapproche du soleil.

Je regretterai néanmoins le dernier tiers du film qui gache un récit jusque la vraiment excellent. Sunshine reste malgré tout un excellent film.

27.03.2007

Critique : Contre Enquête

medium_18736403.jpgAu détour d'une scène de ce film, un chien s'apelle Sarko. Je n'aime pas beaucoup le président de l'UMP, mais on est en droit de se demander si une pique d'un si faible niveau à sa place dans un film grand public qui se veut en plus un minimum sérieux.

Cette petite anecdote résume bien ce qu'est contre enquête : une bonne idée confié à un débutant incapable de faire un scénario (on se demande d'ailleurs par quel abracadabrantesque miracle, un producteur a pu parier un centime sur ce film au scénario affligeant) et de diriger des acteurs (parfois le jeu est d'une nullité rare dont seul le cinéma français est capable). Le casting aussi est à mon sens raté, si Jean Dujardin livre une prestation somme toute fort honnête, la première scène ou il fait une moue à la Brice de Nice coupe tout sérieux au film.

Au dela de ces défauts, il y avait pourtant avec ce film, de quoi faire un bon thriller. Sujet émouvant, intrigue assez originale et surtout un dénouement à la Agatha Christie, qui, si tout cela avait été sérieux, aurait pu déboucher sur un film réellement bon. Malheureusement les erreurs de la réalisation et les faiblesses du scénario font plus tourner cette oeuvre à la farce.

 

24.03.2007

Critique : 300

medium_18737111.jpgCela faisait longtemps que je n'étais pas allé au cinéma. Il faut dire aussi que finalement, peu de films étaient intéréssants à voir, le cinéma français étant souvent d'un niveau consternant.

Que dire sur 300 ? Que c'est l'histoire de 300 spartiates qui ont tenu en échec, dit-on 1000000 de perses. C'est violent, c'est joli puis c'est une vraie boucherie. Une fois qu'on a dit cela, on a presque fait le tour du film.

Détaillons un peu tout de même. 300, c'est adapté d'une BD de Frank Miller, l'auteur de Sin City, fatalement, l'esthétique du film s'en ressent, parfois dans le bon sens, parfois dans le mauvais. Toutes les images sont ultra retouchées, on arrive toutefois à faire la différence entre celles qui le sont enormément et celles qui le sont juste beaucoup.

Tout le film est donc plongée dans une espèce de fausse couleur jaunatre façon sépia lumineux et ténébreux sauf les scènes de Combat et celle dans le camp des perses. Le réalisateur s'en est donné à coeur joie avec les ralentis, les accélérés, les zooms, le problème c'est que ca aboutit à un excès assez désagréable comme un peu dans le Pacte des Loups, film référence pour le calvaire entre ralenti et accéléré. La réalisation est simpliste, les gentils dans la lumière en contre plongée, les méchants dans le noir en plongée.

Au niveau du scénarios, certaines phrases sont pas loin de venir directement d'un film de Steven Seagal et le tout est d'un simplisme effrayant.

Quand à l'histoire en elle même, c'est un peu comme dans Saw 3, ami boucher, bonjour. Si Saw 3 equivalait selon certains a aller dans une boucherie en écoutant du métal, pour 300, je dirait que c'est comme aller chez le boucher en écoutant du Wagner tant le film est un déluge de violence qui a en plus la facheuse tendance à se prendre au sérieux.

Le pire, c'est que le tout n'est pas si horrible que ça et que ça se laisse regarder, on peut même si on est bien dans le film, passer un bon moment.

26.02.2007

Oscars : ma sélection

medium_untitled.PNGJuste avant les Oscars, je vous livre ma sélection personnelle. J'ai vu quasiment tous les films nominés, sauf ceux qui ne sont pas sortis à l'exception d'un ou deux. Notez que faire pareil article pour les Césars est inutile car ceux-ci sont l'éxutoire d'une intelligentia qui visiblement n'a que faire du grand public. Je n'en ai d'ailleurs pas fait.

Je ne met que les oscars les plus importants, j'éditerai l'article pour voir si je suis du même avis que le jury.

Meilleur film : Lettres d'Iwo Jima - Vainqueur : Les Infiltrés (Pffffff dégouté pour Clint)

Meilleur réalisateur : Clint Eastwood - Vainqueur : Martin Scorsese (Pfffff dégouté encore)

Meilleur acteur : Leonardo DiCaprio - Vainqueur : Forest Whitaker (Franchement pas volé)

Meilleure actrice : Helen Mirren - Vainqueur : Helen Mirren (Franchement normal)

Meilleur acteur dans un second rôle : Mark Wahlberg - Vainqueur : Alan Arkin (Il vient de loin lui mais il est bon dans le rôle du papy adepte de la drogue)

Meilleure actrice dans un second rôle : Rinko Kikuchi - Vainqueur : Jennifer Hudson (Dreamgirls est pas sorti chez nous)

Meilleur scénario original : Le Labyrinthe de Pan - Vainqueur : Little Miss Sunshine (L'académie a de la merde devant le yeux ou plutot a le drame de beaucoup d'américains devant les yeux)

Meilleur scénario adapté : Les Fils de l'Homme - Vainqueur : Les Infiltrés (Comme le film a tout gagné c'est normal)

Meilleur photographie : Le Labyrinthe de Pan - Vainqueur : Le Labyrinthe de Pan (Magnifique photo, rien à dire)

Meilleur musique : The Good German - Vainqueur : Babel (J'adore la musique de Santaolalla mais pas au point de lui filer une statuette)

Meilleur film étranger : La Vie des autres - Vainqueur : La Vie des autres (Ce n'est pas une arnaque)

Je suis d'accord trois fois avec les maîtres de l'académie. Ils ne sont pas cool avec Clint quand même.

Critique : Lettres d'Iwo Jima

medium_18721540.jpgAprès la Mémoire de nos Pères qui relatait la bataille d'Iwo Jima vue par les américains, Clint Eastwood au sommet de son art, réalise Lettres d'Iwo Jima qui retrace ce même épisode mais du coté des japonais.

Autant le dire de suite, ce film est magistral, c'est l'oeuvre d'un réalisateur au sommet de son art, d'un metteur en scène virtuose aussi doué pour la direction d'acteur que pour ses partis pris esthétiques ou que pour la portée de ses films, toujours limpide et poignante.

Justement ce qui touche ici le public au coeur, c'est la vision de la guerre que délivre Clint Eastwood : on peut magnifier dans une histoire nationale l'héroisme d'une nation, mais la guerre sur le front ne connait pas le manichéisme. La guerre est la même pour tous, pas plus supportable à un camp qu'a un autre comme le montre avec majesté l'émouvant dialogue entre un GI et un officier japonais. Par dela cette cette portée, le film livre un vibrant hommage aux combattants d'Iwo Jima.

Bien sur, ce message n'est pas novateur mais il est ici relayé à l'écran avec une simplicité iirréprochable. St Exupéry disait que la perfection est atteinte non pas lorsqu'il n'y a plus rien à rajouter mais lorsqu'il n'y a plus rien à enlever : la perfection est donc atteinte dans ce film.

Les acteurs sont à couper le souffle, outre Ken Watanabe, la pléthore d'acteur japonais inconnus ou presque joue un jeu comme Mozart récitait ses gammes. La photographie, livide et décolorée enlevant toute vie aux protagonistes du film est somptueuse, sans parler de la musique dont le thème qui résonne comme un requiem colle à la perfection à l'ambiance de désespoir qui règne sur l'ilot. Les flashbacks, dans un passé pacifique proche mais lointain ajoutent encore à la puissance narrative.

Les grands films sont rares, profitez de celui ci tant qu'il est à l'écran car le délice d'une salle obscure n'a rien à voir avec le visionnage d'un DVD à chez soi.

24.02.2007

Critique : Le Dernier Roi d'Ecosse

medium_18737350.jpgLe Dernier Roi d'Ecosse raconte l'histoire de Nicholas Garrigan, jeune docteur écosaais expatrié en Ouganda pour des raisons humanitaires et qui deviendra pour un temps un collaborateur de Idi Amin Dada.

Avant de parler du film, il convient de décrire un peu Idi Amin Dada : c'est un des pires dictateur que l'Afrique ait connu. Dirigeant l'Ouganda pendant près de 10 ans il a considérablement appauvri le pays et tué environ 300 000 de ces concitoyens. A coté de ces massacres, il était connu pour ses frasques ridicules, sa bêtise sans borne et sa cruauté. Dans le genre et pour vous donner un ordre d'idée des pitreries qu'il était capable de faire (certaines séquences sont dans le film), il a expulsé les commercants indiens de son pays ruinant ainsi son économie, il coulait ses ministres dans sa piscine en disant "i'm the one", il attrapait ses ministres au lasso en jouant au cow boy et le comble, il voulait construire une statue d'Adolf, l'ambassadeur soviétique a du lui dire que ce n'était pas une bonne idée.

En ce qui concerne le film en lui même, on retiendra surtout la performance hallucinante de Forest Whitaker proprement magnifique dans le rôle du dictateur. Pour le reste, si le réalisateur parvient bien à montrer sa personnalité complètement paranoïaque et les déviances de son régime, le propos reste à mon gout trop centré sur le sort du médecin écossais et l'on ne parvient pas vraiment à se plonger dans une histoire assez mal racontée. Heureusement que la fin du film est stressante au possible et vraiment intéressante à suivre.

Au niveau technique, les gros plans sur Idi Amin Dada mettent en avant sa folie. L'image, légèrement saturée est plonge le spectateur dans une ambiance africaine. on retrouve d'ailleurs les mêmes couleurs dans Blood Diamond et plus généralement sur tous les films sur l'Afrique. Le Dernier Roi d'Ecosse a la bonne idée de finir sur des images d'époque et parvient à magnifier encore la performance de l'acteur principal et à nous rappeler que l'histoire qui vient de nous être décrite pendant près de deux heures n'est pas une fiction.


Le dernier roi d'ecosse

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